Mon tour du monde en solitaire, sans dates et sans itinéraire !

mon tour du monde en solitaire sans itinéraire et sans date

Ça vous semble étonnant, culotté, insensé, risqué, ou bien tout ça en même temps ?! Dans cet article, je vais vous expliquer le pourquoi j’ai choisi de faire mon tour du monde en solitaire, sans dates précises et surtout sans itinéraire !

« Et pourquoi pas un tour du monde en solitaire ? » ; Naissance d’une idée…

Ainsi a commencé mon voyage… Une idée. Une simple petite idée…  qui un jour, à force de réflexions et d’interrogations, est devenu une envie.

Une envie grandissante, prenant le dessus sur le reste, qui me conduira finalement à l’autre bout du monde.

Comme pour tous les projets qui se réalisent, il y a un travail derrière, des intentions et des objectifs qui nourrissent cette envie, ce souhait, ce désir.

On ne part pas faire le tour du monde seul pour dire j’ai fait le tour du monde… (ou bien alors, il faudra leur expliquer).

Cette idée un peu folle, m’est venue une nuit, alors que j’étais seul dans mon appartement à Tours. Ma vie tournait au ralenti et je sentais bien que je ne me dirigeais nulle part….

N’ayant jamais vraiment su ce que je voulais faire de mon temps sur cette Terre (comme beaucoup de jeunes), c’est en tombant sur des blogs voyages, (l’envie de tout envoyer chier aidant), que je me suis dit pourquoi pas !?

L’idée m’apparaissait comme une alternative rêvée à ma vie un poil monotone. Je voyais cette occasion comme une sorte d’échappatoire. Une parenthèse dans cette vie un peu trop grise à mon goût.

Mais évidemment, ça ne s’est pas fait en un jour. Il m’a fallu mûrir l’idée. Me persuader que j’en étais capable. Trouver mes buts et objectifs, pour ensuite me donner les moyens de réaliser mon souhait.

Et de l’idée à la réalisation, je dois avouer qu’il y a un monde !

La remise en question,

Le problème avec les idées, c’est que ça fuse.. Ça va, ça vient. Il y en a au final très peu qui aboutissent. Alors, cette idée de partir seul faire le tour du monde, vous pensez bien qu’il a fallu la travailler un peu…

Ça faisait rêver ! D’abord on y pense, un peu à la légère, on s’imagine, on essaie de visualiser ce que pourrait être une vie à l’autre bout du Monde.

Mais très vite, la réalité nous rattrape. Alors surviennent les doutes, les interrogations et les inquiétudes.

« En suis-je vraiment capable ? Je ne suis jamais parti seul aussi loin aussi longtemps… »

Il faut savoir passer au dessus de ses peurs et se convaincre que l’on peut le faire.

Alors, on se renseigne, on apprend, on lit beaucoup de récits d’aventures autour du Monde, d’histoires d’autres voyageurs, qui nous remmènent dans nos rêves et nous redonnent confiance !

Et puis petit à petit, on se permet d’y croire, on commence à en parler à nos amis, qui en rigolent, car ce n’est pas vraiment censé, et s’imaginent qu’il s’agit encore d’une de vos lubies.

Je me souviens de me potes qui me disaient : « tu vas faire le tour de Sepmes oui..! »  (nom du village où habite ma mère, peuplé de 750 âmes)

Vous parlez d’un soutien !

Le comble, c’est que cet ami m’a rejoins pour voyager presque 2 mois en Équateur et en Colombie

Je me souviens m’être dit : « et puis merde, je vais faire ! Qu’ils y croient ou non, c’est ma vie, j’en ai envie, alors je vais le faire ! »

Trouver nos objectifs,

Même si l’idée est belle et bien devenue une envie, il faut trouver ses propres objectifs !

Il faut se poser la principale question qui est : POURQUOI ? Pourquoi ai-je envie de partir seul à l’autre bout du monde ?

Toutes ces questions sont la première étape de la réalisation d’un tour du monde ! Savoir ce que l’on veut ! Ce que l’on cherche ! Ce que l’on fuit ou non ? Et ce qu’on espère trouver ou pas ?

Dans mon cas, je savais ce que je quittais mais pas vraiment ce que j’allais trouver. Je partais vers l’inconnu. À la fois pour le plaisir de voyager, mais aussi et surtout pour découvrir d’autres cultures, d’autres paysages, d’autres états d’esprits et d’autres façons de vivre.

Avoir sous mes yeux, un autre type de vie et d’autres systèmes. Un autre monde en somme. Une ouverture d’esprit, pour élargir mes horizons et mes idées, ma façon de penser et de voir le monde et les hommes.

Pour me trouver et me redécouvrir. Et pourquoi pas me faire entrevoir quelle direction j’ai vraiment envie de donner à ma vie.

Quoi de mieux qu’un tour du Monde en solitaire pour cela. « Les voyages forment la jeunesse après tout ! »

Si vous souhaitez partir voyager autour du globe, il est impératif de savoir pourquoi et de connaitre vos propres désirs et objectifs. Sans quoi, ce ne sera que des longues vacances. Ce qui peu être un souhait également, je ne dis pas. Mais pour moi, un tour du Monde c’est bien plus que ça…

Faire tomber les barrières :

Maintenant qu’il y a l’idée, il faut se donner les moyens de la réaliser !

Ça peut-être une partie difficile. Trouver quand partir, trouver l’argent, etc…

Dans mon cas, au moment où j’ai décidé de partir, je n’avais pas d’emploi et pas un sou sur mon compte en banque. Je partais de zéro !

Et pourtant, je l’ai fait ! J’ai réussi à dépasser cette barrière et à partir sur les routes.

Ça a été long. Ça a été difficile. J’ai mis beaucoup de temps avant même de trouver un emploi.

J’ai fais des petits boulots, j’ai même bossé à la chaîne dans une usine pendant plusieurs mois.

Mais je ne le regrette pas. C’est de travailler dans cette usine qui m’a permis de rencontrer Jérémy.

Jérémy est celui qui m’a soutenu dans mon projet. Celui sans qui je ne serais sûrement pas parti, ou alors beaucoup plus tard. Car c’est grâce à lui que j’ai trouvé le travail que j’ai fais par la suite, et qui m’a permis de mettre pas mal d’argent de côté pour partir.

La morale de cette histoire, c’est qu’il ne faut pas lâcher ! Même si c’est dur, même si c’est chiant (car je peux vous garantir que plier des omelettes, oui oui, plier des omelettes, à la chaine pendant 7h, tous les jours, c’est chiant !)


Comme ici en Australie pendant la saison des mandarines…(durée la deuxième année de mon voyage)


Ne pas lâcher son objectif,

J’avais mon objectif de partir, je me suis donné les moyens de le réaliser, je n’ai pas abandonné. Et de rencontre en aventure, j’ai réussi. J’ai finalement pu réaliser mon souhait de partir.

C’est aussi pour cela, que je soutiens le fait que ce ne soit pas de la chance de partir faire un tour du Monde !

Ce sont des sacrifices et beaucoup de travail. N’importe qui pourrait partir. Il suffit de le vouloir et de se donner les moyens. J’aurais très bien pu reprendre des études, ou trouver un vrai job.

Mais j’ai préféré partir.

“Tout homme a deux vies, la deuxième commence le jour où il se rend compte qu’il en a qu’une…”

Confucius

Tel était ma décision. Tel était ma priorité !

Assumer sa décision jusqu’au bout !

Il est difficile de convaincre et persuadé ses proches et sa famille d’un tel projet. Ils se moqueront, auront peur, ou encore essaieront de vous décourager !

Tenez bon ! Une fois l’envie bien ancrée, il faut aller au bout !

« Dans 20 ans, vous serez plus déçu par les choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. Alors sortez des sentiers battus. Mettez les voiles. Explorez. Rêvez. Découvrez. »

Mark Twain

Il faut réussir à se détacher. À se préparer au grand départ de cette nouvelle vie qui s’annonce trépidante !

Oser partir…

Arrivé là, il ne vous reste plus qu’à vous lancer !

Fini les problèmes, fini la préparation, fini l’entraînement. C’est l’heure !

L’heure de dire au revoir. L’heure d’un nouveau départ, ou comme pour moi, l’heure d’une nouvelle vie.

(J’ai écrit un article où je vous raconte mon états d’âme d’avant départ, lors des quelques mois qui précédant je jour J!)

Pourquoi voyager seul autour du monde ?

Mon choix de partir seul m’est venu en lisant des avis et retour d’autres voyageurs « tourdumondistes » qui prônaient le voyage solo.

C’est aussi pour moi, une façon supplémentaire de me confronter. D’être seul avec moi-même dans cette nouvelle vie qui allait commencer.

Pour m’ouvrir simplement et sincèrement, à l’inconnu de ces nouvelles destinations, comme à la rencontre de l’Autre.

Mais aussi pour sortir de ma zone de confort, dépasser la peur de l’inconnu, pour m’ouvrir avec un détachement absolu de ma vie passée.

Lorsque vous êtes seul, vous devez agir. Vous devez vous débrouiller. Personne n’est à vos côtés pour vous soutenir et vous encourager.

C’est ce qui est intéressant. On prend conscience de ses capacités. On se redécouvre.

« Courir le monde de toutes les façons possibles, ce n’est pas seulement la découverte des autres, mais c’est d’abord l’exploration de soi-même, l’excitation de se voir agir et réagir. »

Xavier Maniguet 

Partir seul, aussi pour accepter de se perdre;

« En route, le mieux est de se perdre. Lorsque l’on s’égare, les projets font place aux surprises et c’est alors, mais alors seulement, que le voyage commence. »

Nicolas Bouvier 

Car enfin et surtout, je considère le voyage solo comme un travail sur soi. Une volonté d’évoluer. Comme le dit Gilles Vigneault :

« Voyager est un travail que l’on fait seul. »

Et sans date ? ni durée ?

Au départ, je m’étais fixé un an environ, sans date précise de retour. Un pseudo itinéraire, simplement une liste de pays où je souhaitais aller.

Durant les quelques jours qui ont précédé le grand départ, j’ai organisé mes 3 premiers jours en Thaïlande, histoire de me rassurer, en sachant où je partais.

Le problème des dates, c’est que ça implique une organisation. Un tracé assez fixe, des trajets et des horaires à respecter.

Je me suis vite rendu compte qu’il était difficile de suivre ses plans. Pourquoi ? Simplement, parce que lorsque vous voyagez seul, vous rencontrez beaucoup de personnes avec qui vous sympathisez et votre itinéraire change tout les jours ! Au final, je n’ai même pas respecté mes 3 premiers jours !

À partir de ce moment là, j’ai décidé de ne plus avoir de plans établis. De suivre mon intuition, mes envies, et de me laisser guider par le hasard des rencontres.

Tel est l’ultime liberté. Ne pas avoir de plan ni de date, et donc la possibilité de TOUT !

Le champ des possibles est grand ouvert ! Il ne tient qu’à vous de vous y plonger.

Voici trois citations intéressantes que j’aime beaucoup, illustrant ce propos :

« Le vrai voyageur n’a pas de plan établi et n’a pas l’intention d’arriver. »

Lao-Tseu 

« On sait bien où l’on veut aller, mais on ignore quand, comment, par quel chemin on y parviendra. Inutile de s’en trop soucier d’avance, on verra bien. »

Théodore Monod 

« Quand rien est prévu, tout est possible ! »

Antoine de Maximy

Voilà pourquoi je voyage sans dates !

Et pourquoi sans durée ?

Comme dit précédemment, je pensais partir environ un an. Aujourd’hui, je viens de dépasser les 8 mois ! Et je n’ai simplement pas envie de rentrer. Je suis bien sur la route. Découvrir, rencontrer, m’ouvrir, profiter !

À quoi bon revenir en France ? Je n’ai rien qui m’y attend (si ce n’est la famille et les amis). Et surtout je n’en ai pas envie ! Alors je vais continuer mon périple. Continuer d’avancer !

Pour être honnête je ne sais même pas où je serai dans 3 mois !

« …Inutile de s’en trop soucier d’avance, on verra bien. »

C’est comme cela que je conçois le Voyage. Il doit rimer avec LIBERTÉ. Click to Tweet

Toujours ! Je ne veux pas m’imposer de date, d’échéance, ou de parcours… Je veux simplement avancer, continuer de vivre cette vie un peu hors du commun qui me rend heureux.

Voilà pourquoi je voyage de cette façon.

Je ne veux pas m’obliger à vivre dans le souvenir de ce qui aurait été une simple parenthèse. Je veux vivre de cette manière. En tout cas je veux essayer. C’est pour cela que je ne veux pas rentrer.

Et c’est aussi pour cela que je voyage seul.


En définitive, le voyage est quelque chose que l’on fait pour soi.

Que ce soit un simple voyage pour des vacances , ou un tour du Monde initiatique, c’est votre voyage.

Inutile de chercher à copier ou de vouloir impressionner.

« Quand vous arrivez au point où vous ne ressentez plus le besoin d’impressionner personne, votre liberté commence ! »

Le voyage est un apprentissage de la vie synonyme de liberté. Qu’il nous fasse ou nous défasse, il nous fait grandir. Le voyage solo est pour moi un état d’esprit.

« chacun sa route, chacun son chemin, chacun son rêve, chacun son destin »

Et je terminerai en citant Flora (Voyageuse et rédactrice à Voyager loin, dont vous pouvez retrouver l’interview ici)

« Aussi je sais que mon voyage me mènera vers les bonnes personnes, au bon moment et que je finirai par trouver un endroit qui me ressemble. »


Plus d’un an après mon départ, je suis repasser par la maison, avant de reprendre la route à nouveau…

L’occasion pour moi de faire le point. Voici mon bilan ! 


tout savoir savoir sur mon tour du monde et mes choix, pourquoi je suis parti voyager seul.
Blog Comments

Salut Simon

Super Blog, je pars pour un an en solo dans un mois, avec une philosophie similaire. Malheureusement je découvre ces pages que maintenant.
J’éspère kiffer autant que tu as l’air d’avoir kiffé. Perso c’est plus le retour qui me fait peur 🙂

PS: Et cette citation c’est de quel philosophe? 🙂
 » Quand vous arrivez au point où vous ne ressentez plus le besoin d’impressionner personne, votre liberté commence! « 

Merci beaucoup Luc!
Mon voyage continu, il y en aura d’autres! 😉
Évidemment que tu vas kiffer, puisque le contraire est impossible! Et pour la citation, je n’arrive pas à trouver, c’est pour cela que ce n’est pas précisé…
Bonne route à toi! See you soon

Bonjour à toi,
Ton article est très inspirant, et je me retrouve dans ce que tu écris. Je pars pour 2 ans au Canada via un V.I.E et j’espère y trouver beaucoup de réponses. A quelles questions, je ne sais pas encore 🙂

Bonjour ! Merci pour ce blog génial ! L’idée germe dans ma tête, mais au vu des conditions sanitaires actuelles je ne sais pas si ça sera réalisable un jour. Pour le moment je me laisse 2 à 4 ans pour le réaliser. Je me demandais comment tu faisais financièrement pour ne pas te fixer de date de retour ? Est-ce que tu travailles sur place ? Est-ce que tu es parti avec une somme plus importante que le budget que tu t’étais fixé? Si je réalise ce TDM, je partirai avec une dispo sur le plan pro, donc pas d’autre choix que de revenir à une date fixe. Mais je m’interrogeais 😉 Merci pour ta réponse !

Salut, merci pour ton messsage. Je suis ravi que le blog te plaise ! 🙂
Oui je suis parti avec une somme de départ pour financer ma 1ère année, mais après ça j’ai travillé en Australie, car c ‘est relativement facile compte tenu que le visa s’obtient sur demande et que tu peux y rester un an. Sans compter que c’est bien plus rentable qu’en france. ALors je mettais de l’argent de côté la-bas et je privilégiais les pays pas chers pour voyager.
Je te souhaite en tous cas de réaliser ton projet, car c’est une expérience incroyable et si tu peux le faire alors il le faut ! 😉
Bonne route à toi !
Simon

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