Tour du monde : états d’âmes d’avant départ!…

Tour du monde : états d’âmes d’avant départ!…

Partir à l’étranger ou faire un tour du monde n’est pas une mince affaire. C’est un challenge énorme qui demande beaucoup de volonté.

Je vous raconte ici mon état d’esprit pendant les mois précédents le départ, jusqu’au jour J.


 

Nous y voilà. On part vers l’inconnu sans  savoir ce qui nous attend. On s’attend au pire, on a peur de ne pas réussir, de ne pas en être capable… Beaucoup de choses se passent dans nos têtes. Jusqu’au départ…

Au moment où j’ai décidé de partir faire un tour du monde, ma vie s’est transformée en un merveilleux mélange d’émotions.

D’abord le rêve, pendant des mois je me suis pris à imaginer mon voyage, combien il serait grandiose en pensant aux magnifiques lieux qui se tiendraient bientôt devant moi. Tant de choses que je n’ai encore jamais vues, jamais faites, à découvrir et à apprécier…

 

Je vous jure que ces mois là sont tout bonnement géniaux !

Vous vous laissez bercer par la douce mélodie de ce futur, les photos, les livres et tout ce que vous trouvez sur toutes vos futurs destinations sont une source incroyable de bonheur et de joie.

En réalité, au départ, on ne sait même pas où on ira exactement, le champ des possibles est grand ouvert…

Alors les jours passent, et on commence à organiser ce qui sera à coup sûr le plus grand voyage de notre vie…

On réfléchit aux dates, aux possibilités, aux pays, à la durée. Il s’agit d’un long procédé qui nécessite plusieurs mois de préparation.

 

On organise, on prévoit, on décale, on remanie, il y a tant de sujets à définir et à régler, qu’il peut être laborieux de s’y retrouver et de tout faire coïncider. Mais la determination est là, et puis c’est en réalité un vrai plaisir de planifier un tel projet!

 

« Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues… »

Joseph Kessel

« Et il n’est rien de plus beau que l’instant qui précède le voyage, l’instant où l’horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses. »

Milan Kundera

 

Les derniers mois avant le grand départ ! 

Vient alors le doute… Pendant les 2/3 mois qui précèdent le grand départ, on se surprend à se poser des questions qui ne nous seraient jamais venues à l’esprit un mois plus tôt. Est ce que je peux vraiment faire ça ? Moi, partir tout seul à l’autre bout du monde? Parfois on se dit que ça va être génial, le pied absolu, la vie de rêve, et paradoxalement, la peur nous rattrape et on cherche inconsciemment des prétextes pour ne pas franchir le pas ! Plus les préparatifs avancent, plus la destination est précise, plus on se pose de questions..

Il y a encore quelques jours, je me suis fait la réflexion alors que je m’imaginais sur place, me disant, « qu’est ce que je viens faire ici ? »

On se voit perdu dans le pays encore inconnu, seul, dans une langue tout aussi inconnue.. Et alors les doutes reviennent.

Puis on sort de ce rêve éveillé et on se remet en tête toutes les idées positives qui nous ont donné envie de partir, d’oser. Et ça va mieux.

Soyez rassuré, la tentation est trop grande et les concessions déjà entamées, trop importantes pour ne plus y aller.

Un jour on en rêve, l’autre on a peur, mais le lendemain on est dans l’avion!

 

Les dernières semaines avant le grand départ!

Tout le monde vous dit : « tu as de la chance! »

Affronter une terre inconnue en partant à l’autre bout du monde n’est pas une question de chance, mais bien une question de choix et de volonté.

 

Petite parenthèse :

Ceux qui partent, ça ne leur est pas tombé dessus, ce n’est un cadeau tombé du ciel. C’est le résultat d’une volonté, de souhait, d’un choix. C’est le résultat de longues heures de travail et de concessions. Il faut arrêter de dire, « tu as de la chance ». Non je n’ai pas de la chance, j’ai décidé de le faire. Et tu as le choix aussi…

 

Ils vous assurent qu’ils auraient peur à votre place et que vous avez bien du courage. Oui c’est courageux, peut-être, mais le courage n’empêche pas la peur. Je vous assure que ça fait peur, et c’est normal.

Vous m’auriez vu avant de partir, je vous garantis que j’étais loin d’être serein.

Les jours passent, vous vous occupez des derniers préparatifs, vous vérifiez tout, faites et défaites votre sac à dos plusieurs fois, puis vous commencez à réaliser que bientôt vous serez parti. Que votre tour arrive et que vos efforts vont enfin être récompensés mais malgré tout, vous appréhendez.

C’est un sentiment étrange. Un mélange de bonheur, de joie, et en même temps une terrible remise en question, et un stress qui monte.

 

La veille du départ!

Je ne sais pas si c’est le cas pour tous ceux qui sont parti seuls pour un tour du monde, mais la veille de mon départ, j’étais plutôt confiant. J’ai passé ma dernière soirée avec mes amis, et bizarrement je n’avais plus peur. Je savais juste que je le ferai.

Je suis content que ce se soit passé ainsi. Ça rassure, on reprend confiance en soi.

 

Le jour J!

On a tous dormi dans le même appartement, et sommes partis à 5 heures du matin, mes trois potes et moi, en direction de l’aéroport Roissy CDG. Partant de Tours, il nous a fallu environ 3 heures pour nous y rendre. Trois heures, le temps de discuter, de réaliser, eux comme moi, qu’une nouvelle ère arrivait et que nous ne nous reverrions plus pendant très longtemps.

Check-in, attente, dernière vérifications, et puis un petit déjeuner tous ensemble, une dernière fois…

Et puis l’embarquement commence. Ça y est, c’est l’heure!

L’heure de dire au revoir à mes amis, l’heure d’un nouveau départ, le début d’une nouvelle vie.

Accolade, au revoir, sourire nerveux, les larmes aux yeux, me voilà parti…

Je m’appelle Simon, et le 7 Janvier 2016, je suis parti seul faire le Tour du Monde pour une durée indéterminée!
Vous retrouverez sur ce blog, mes bons plans voyage, des infos, mais aussi mes impressions et beaucoup d’inspiration pour vos futurs voyages.
Mais surtout, je vous encourage à vous lancer à votre tour dans cette superbe aventure humaine!

->Pour en savoir plus sur moi, le blog et mon voyage, cliquez ici!
->Première visite? Par ici!

8 comments on “Tour du monde : états d’âmes d’avant départ!…”

  1. Christy dit :

    Très beaux texte Simon. Je pense que nous sommes tous conscients que ce n’est pas de la « chance » et de tous les efforts que tu as fait pendant des mois (années même?) le temps de préparer et mûrir ce projet. Les derniers paragraphes sont particulièrement touchants. La pour le coup, tu as de la chance d’être entouré par de si bons amis ! 🙂

    • Simon dit :

      Merci beaucoup! 🙂
      Oui, c’est vrai que ça m’a pris longtemps, mais ça en valait la peine ! Et oui j’ai des bons amis !! Qui ne donne pas de nouvelles mais oui!^^
      En tous cas, merci pour ton commentaire, content que ça plaise. 🙂
      Passe le bonjour à tout le monde, j’espère que tout va bien pour toi, gros bisous.
      Simon

  2. Audrey Amaru Shakur dit :

    Bonjour,
    Mon petit frère fait également le tour d’Europe depuis un peu moins d’un mois.
    David mini chep
    Il a eu quelques périples, mais tiens bon aussi…
    Bon courage et belle aventure à toi.

  3. Laurence dit :

    Ça fait du bien de lire ça. Je pars fin août pour cinq mois seule en Amérique du Sud et suis parcourue par un gros mélange d’émotions. Il est vrai qu’autour de moi j’ai tout entendu, de ‘tu as de la chance’ à ‘tu es vraiment courageuse et je t’admire’ en passant par « mais enfin c’est dangereux là bas une femme seule’. Pour le moment je suis dans les préparatifs donc c’est vraiment excitant mais parfois comme tu dis le doute s’installe et je me pose beaucoup de questions (la solitude, la sécurité, les agressions, etc) quant à ce voyage. Le positif reprend toujours le dessus cela dit et je suis impatiente de vivre une telle aventure

  4. Frifrog dit :

    Salut, sympa ton texte. Je me permet juste de revenir sur un point que j’ai vu sur absolument tous les blogs de voyages et sur lequel je ne suis pas d’accord. La chance.
    Je sais d’expérience que pour se lancer dans ce projet, il faut faire beaucoup de concession, ne pas pas perdre l’essentiel de vue, et travailler le plus possible.
    Seulement voilà, si je regarde mon propre cas, je peux dire que j’ai de la chance; et pas qu’un peu. J’ai une nationalité qui me permet d’aller où je veux, et de pouvoir sortir du pays; je suis en bonne santé (même si le fait d’avoir des problèmes de santé n’empêche pas necessairement de partir, mais c’est plus compliqué); je n’ai pas d’enfant à charge; je n’ai pas de crédit à rembourser, ou de dettes; et l’argent que j’ai économisé chaque mois était suffisamment important pour pouvoir partir. Bref, je crois qu’au final, j’ai tout simplement la chance de pouvoir faire ce choix.
    Bonne continuation à toi.

    • Simon dit :

      Bonjour Gabrielle !
      Je vois bien ce que tu veux dire et je te rejoins sur la nationalité. Tu as raison sur ce point c’est un gros avantage. Mais dans mon texte, mon publique est majoritairement Français, cela n’est donc pas un problème. Pour le reste, tout est questions de choix (qui n’aident pas c’est sur) mais ça n’a pas à voir avec la chance dont je parle.
      Mais je comprend ton point de vue et je respecte.
      Simon

  5. Crunch dit :

    Salut Simon,
    Très sympathique ton blog, et on sent l’émotion sous la plume (enfin, sous le clavier ;-D ), ce qui me fait dire que tu fais partie de ces voyageurs qui ne seront jamais blasés, et ça c’est une inestimable qualité.
    À 72 balais je mets la pédale douce (mais dans un mois, je vais retrouver un autre vieux forban qui est navigateur, et on va se faire Les Açores-Brest sur son 12 m, lui il arrivera des Bermudes, il sent le sel en permanence). je ne vais pas te bassiner avec mes périples en Pijot-403 des « sixties-seventies », également en bus, en stop, en trekking, en vieux 4×4 pourri (mais vaillant) il y a deux ans (Asie centrale au jour le jour), une quarantaine de pays et des centaines de rencontres, je vais juste t’offrir les paroles d’une chanson de Jacques Yvart, chanteur-voyageur, un peu plus vieux que moi, qui rejoint ta citation de Joseph Kessel : « Avant que je n’embarque / pour les pays lointains / mes ongles sur les cartes / ont tracé le chemin … ». Tu trouveras la chanson « Les oiseaux migrateurs » sur : https://youtu.be/3gvQIzhGHVo
    Préparer un voyage c’est déjà voyager. C’est mon cadeau pour te saluer du bout du quai (ou du pas de la porte).
    Porte-toi bien et « enjoy », comme disent les Yankees.

    • Simon dit :

      Merci beaucoup! Je vais écouter ça alors! 🙂 Bon voyage à toi, ou plutôt à vous, et merci encore de ce beau commentaire. Oui je pense que je ne serai jamais blasé mais quel voyageur pourrait l’être? Enfin c’est mon avis… En tout cas bienvenu sur le blog et bon vent alors! 😉

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